ALGÉRIE. Victor REBOUD (Izeaux, Isère 1821-1889), botaniste - Lot 403

Lot n° 403
Aller au lot
Estimation :
2500 - 3000 EUR
Résultats sans frais
Résultat : 2 000EUR
ALGÉRIE. Victor REBOUD (Izeaux, Isère 1821-1889), botaniste - Lot 403
ALGÉRIE. Victor REBOUD (Izeaux, Isère 1821-1889), botaniste et médecin major en Algérie, membre de la Société Botanique de France, correspondant de l'Institut, il herborisa en Algérie durant 30 ans et publia plusieurs rapports ; il était aussi archéologue et fonda la Société archéologique du département de Constantine (1853). Quelques enveloppes timbrées. 26 lettres autographes signées au botaniste Gaetano Durando (1811-1892), à Alger. 89 pp. in-8. Djelfa, Bône, Bou Saada, Ksor Bou Ferdjoun, Paris, Constantine, Oasis d'Ouargla et Aïn-Beïda, 1855-1883. Passionnante correspondance entièrement consacrée à la flore de l'Algérie, et ses récits d'herborisation principalement dans des contrées inexplorées des montagnes de l'Atlas. Extrait de la toute première lettre. « Depuis mon retour à Djelfa j'ai fait quelques voyages dans les villages voisins, Messad, Demed, Amhoura, etc. sans trop de fruits pour la botanique. L'exploration de Messad, grand Ksor bâti à côté d'un poste romain, connu des indigènes sous le nom de Ksor el Barouth, ne m'a donné que quelques espèces intéressantes comme le nitraria dentata, statier speciosa l., artragalus gombo, un diauthus, etc. Près de là j'ai fouillé plusieurs oueds qui, par le Khaneh de Demed, vont se jeter dans l'oued Djeddi. Ma course la plus intéressante pour moi a été celle d'Amhoura, village bâti sur le bord d'un ravin, sur les pentes à pic du Djebel Boukail. Ce groupe de montagnes, encore inexplorées, méritent l'attention à divers titres et surtout au point de vue d eleur formation. En venant de Djelfa, au-delà du Ksor Moudjebar, on suit une petite vallée au milieu d'un pays couvert de monulons tapissés de touffes d'halfa, puis arrivé progressivement au point culminant, vous êtes surpris du tableau verdoyant. À quelques mètres de là, se trouve une vaste dépression du sol séparée du Sahara par une série de basses crêtes rocheuses et vous descendez avec peine sur des sentiers en zig-zag, jusqu'à ce que, parvenu sur une corniche étroite, vous longiez le flanc de la montagne pour arriver à Amhoura. Quelques jardins établis à grand peine sur cette corniche formée de chaux de platre, etc. indiquent le village composé de 30 à 60 maisons en mauvais état. La végétation de cette partie de la montagne est analogue et quelques fois identique à celle du Djebel Senalba au pied duquel Djelfa est construit dans un bassin arrosé par les eaux de Das-el-Aïoum. Il résulte de mes quelques herborisations peu de plantes intéressantes et même peu d'échantillons des plus vulgaires […]. J'ai trouvé un pyrus qui pourrait bien être le pyrus longipes de Cosson, n'ayant pas de fleurs ni de fruits, la détermination est difficile. Les autres caractères tirés de la longueur des pétioles et de la forme des feuilles me porte à croire que c'est le pyrus longipes de Batna et de Zambèze […] ». Il est joint : un bon d'expédition d'une caisse de plantes sèches (Médéah 1857) et une lettre d'accusé de réception de cette même caisse + une carte de visite.
Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de vente
Retourner au catalogue