BAS-RHIN. Paul-Constant BILLOT (Rambervillers 1796-1863), bo - Lot 348

Lot n° 348
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BAS-RHIN. Paul-Constant BILLOT (Rambervillers 1796-1863), bo - Lot 348
BAS-RHIN. Paul-Constant BILLOT (Rambervillers 1796-1863), botaniste, installé à Haguenau, il publie en 1846, sous forme de centuries, un Herbier de la flore de France et d'Allemagne ou Flora Galliae et Germaniae exsiccata (cet herbier d'échanges est le plus important mis en place au milieu du XIXe siècle en Europe ; il comprend près de 20 000 échantillons, aujourd'hui conservé au Muséum de Nantes sous le nom d'herbier Billot). 59 lettres autographes signées au botaniste et mycologue Louis Questier (1810-1879), curé de Thury-en-Valois. 147 pp. in-8. Haguenau, 1848-1863. Adresses au dos avec timbres (certains timbres ont été découpés occasionnant parfois un trou dans le texte). Exceptionnelle et très intéressante correspondance entièrement consacrée à la botanique et à son herbier. Citons des extraits de la lettre du 29 juin 1850, qui pourrait être n'importe quelle autre, bien représentative de l'ensemble. « […] Kralik devant m'envoyer de diverses personnes des paquets déposés chez lui, et en outre des plantes pour moi et divers correspondants, provenant de ses récoltes en Corse, a attendu qu'il eut passé en revue tout ce qu'il avait ramassé et ce n'est qu'au mois de mai que j'ai reçu votre envoi et ceux de Mrs Godron et Jacquel qui leur ont été expédiés aussitôt. Mes centuries, qui devaient paraître l'hiver, ont donc été reculées et cependant commencées en avril, car je ne voulais plus attendre plus longtemps. Si vous saviez quelle satanée besogne c'est que la préparation de 220 espèces en plusieurs échantillons, répétées au moins 50 fois ou 25000 échantillons à manier, sans compter leur classification, leur choix, l'impression d'étiquettes, d'une feuille d'archives, etc. vous ne vous étonneriez plus que je néglige quelquefois de répondre et cependant le n° de ma lettre vous fait voir que tout le monde n'a pas lieu de se plaindre. Je voulais classer vos plantes, en prendre note et vous répondre ensuite en vous faisant un envoi ; je n'ai pu voir vos plantes que jusqu'au papilionacées, tant je suis occupé […]. J'aurais voulu aussi vous parler des plantes que vous m'avez envoyées et qui pourront servir pour mes centuries, mais il m'est impossible de les examiner et cependant la botanique et mes diverses occupations ne me laissent pas de relâche de 4 heures du matin à 9 heures du soir. À peine si, de temps en temps, je puis aller recueillir quelques espèces autour de la ville. Je vais écrire à M. Jacquel de m'envoyer son paquet, s'il a quelque chose de prêt pour vous. Nous n'avons ensemble de relations que pour l'entomologie et cependant tous les ans nous herborisons ensemble ; c'est que je l'ai trop gâté dans les 1ers temps. Votre envoi, monsieur, m'a fait le plus grand plaisir, il y avait d'excellentes choses et en nombre, le tout bien préparé, comme vous en avez l'habitude, je n'ai pour cet envoi que des compliments et remerciements à vous faire. Je vous en reparlerai plus tard en détail. J'ai publié dans mes deux dernières centuries l'Elgenus europoeus et le Phleum arenarium, ce dernier trop avancé. Si vous aviez facilité à le recueillir, je le publierais de nouveau, très volontiers. Quant au Cineraria campestris, est-ce bien lui ? N'est-ce pas le Cineraria spathulafolia gm. (lineraria campestris coss. & germ. et fere exutor. Ommium Gall.). Je serai curieux de le voir […]. Je désire publier encore le Ranumulus Philonotis, l'avez-vous assez commun pour qu'il ne vous en coûte pas trop de me le recueillir en 100 échantillons complets ? Je l'ai donné de Corse en fort mauvais état sous le nom R. sardous Grantz, son 1er nom. Le Corydalislutea me conviendrait aussi, etc. J'ai reçu de trois localités différentes le spergula pentadra L. Il paraît par vos échantillons que vous n'avez encore trouvé que le spergula morésonii […] L'omphalodes verna n'est pas dans mon propre herbier, elle sera la bienvenue, je ne l'ai que cultivée et par conséquent dans un herbier à part. Je pense qu'en échange de vos plantes en double, vous recevrez volontiers de mes centuries, je me conformerai à vos désirs ». Sont joints : - « Livres de la bibliothèque de feu M. C. Billot » (8 pp. in-8, 170 ouvrages référencés avec indication des prix), liste dressée par son fils Émile Billot (reproduction lithographiée de manuscrit). - « Notice sur P.-C. Billot » (4 pp. in-8, imprimée à Haguenau) - 3 feuilles d'herbier avec échantillons de plantes : 2 planches contenant 5 plantes de la Flora Galliae et Germanioe exsiccata de C. Billot (plantes récoltées entre 1840 et 1853, avec étiquettes) et une planche provenant de son herbier personnel (l'étiquette précise : « communiquée par Kralik » [le botaniste Jean-Louis Kralik (1813-1892)]). Bas-Rhin : voir également n°40
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