Aimé BONPLAND (1773-1858), botaniste et explorateur, il expl - Lot 12

Lot 12
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Estimation :
4000 - 5000 EUR
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Aimé BONPLAND (1773-1858), botaniste et explorateur, il expl - Lot 12
Aimé BONPLAND (1773-1858), botaniste et explorateur, il explora l'Amérique du sud de 1799 à 1804 avec Humboldt. Lettre autographe signée au botaniste Alire Raffeneau-Delile (1778-1850), 8 pp. in-4. Le Havre, 19-22 novembre 1816. Très longue et magnifique lettre, en particulier sur HUMBOLDT et KUNTH, la publication de ses ouvrages et les derniers préparatifs de son grand voyage en Amérique du Sud. Il a appris qu'Humboldt voulait venir au Havre lui faire ses adieux « mais aussi pour me demander tous les Melastomes et Nheria que j'emporte afin de suivre mon travail, ainsi que plusieurs plantes que Kunth et lui trouvent manquer dans mon herbier que je leur ai laissé sans réserver un seul échantillon [le botaniste allemand Karl Sigismond Kunth (1788-1850) consacra 24 ans de sa vie à classer et déterminer les 70.000 échantillons rapportés par Bonpland et Humboldt]. C'est mon petit herbier auquel je tiens tant […]. J'allais vous écrire lorsque je vis entrer Kunth qui sans me dire un seul mot me remet une lettre de Humboldt qui en renfermait une pour le comte d'Avanjo au Brésil. Je lis la lettre de Humboldt, il y était question de vous et de votre envie de venir au Havre […] ». Il se remémore leurs souvenirs, évoque la ruine provoquée par la publication de son ouvrage [Description des plantes rares cultivées à Malmaison et à Navarre par Aimé Bonpland]. « Si le Prince Eugène m'eut rempli de la somme de 12,000 frs qu'il me doit légalement sur l'ouvrage et de 2,000 frs dépensés au service de sa chère [mère Joséphine, à la Malmaison], je ne devrais pas un sol à qui que ce soit, tous les frais de mon ouvrage seraient acquittés […]. Quant aux publications botaniques dont je vous avais entretenu, elles consistaient à terminer ensemble l'ouvrage de Malmaison et à tirer avantage de plusieurs plantes nouvelles que j'avais déjà décrites et que je possède seul, soit en faisant un second volume de Malmaison soit en donnant à cet ouvrage un autre titre ; l'autre publication, celle qui était la plus importante c'était celle des Rhewia et Melastoma. Je tenais beaucoup à celle-ci parce que chaque cahier de cinq planches rapporte 300 fr. et Humboldt a très bien saisi l'impossibilité où je me trouvais au sujet de ces plantes ». Kunth est venu le trouver au Havre pour parler de la continuation de la publication, mais il y a eu un malentendu, et il n'a pu lui remettre ce qu'il pensait venir cherchait « pour l'excellente raison que le bâtiment est chargé depuis un mois, que les écoutilles sont fermées, que nous partirons au premier vent favorable qu'on attend depuis un mois, et qui probablement doit arriver d'un moment à l'autre, enfin parce que mes 82 caisses se trouvent former le second plan dans la calle et qu'il y en a quatre autres au-dessus […]. Il est évident que j'emporte mes Rhévia et Melastoma et que je les continuerai là-bas étant donné que j'ai répété à Kunth que je consentais à ce qu'il publia la suite de ce travail avec les plantes qu'il se procurera […] ». Dès son arrivée en Amérique, il herborisera et commencera un nouvel ouvrage dont il lui adressera le plan ; il compte sur lui pour le tenir informé des publications scientifiques, et de ses propres publications, en particulier sur les plantes de l'Égypte. « Dites-moi aussi combien couterait un exemplaire complet de l'ouvrage d'Égypte [Description de l'Égypte] parce que cet ouvrage doit être dans toutes les bibliothèques et que certainement il n'est pas encore dans celles d'Amérique […] ». Il lui donne longuement des instructions pour la suite de la publication de ses ouvrages, l'invitant à bien collationner les exemplaires, et à vérifier que les planches soient bien conformes aux dessins. « REDOUTÉ m'a dit être en dispute avec Soulange pour 17 ou 20 dessins au plus qui lui sont dus et a eu l'air de me demander ces dessins. Mais je ne crois rien de ces plaintes, d'abord parce que vous savez comme il est rusé pour ses intérêts, ensuite c'est qu'il est très bien avec Soulanges. Au reste les dessins de Malmaison (de l'ouvrage) lui sont payés depuis longtemps ; l'Impératrice m'a dit mille fois comme elle me les donnait et si Son Altesse le Prince Eugène me garde mes 14,000, je ne lui offrirai pas les dessins originaux avec le texte sur vélin dont mon intention était de lui faire cadeau […] ». Bonpland reprend la plume le lendemain et complète de sa lettre de 3 nouvelles pages, pour donner d'autres instructions relatives à l'impression de son ouvrage sur Malmaison, mais surtout pour lui demander de lui procurer une grande quantité de graines, auprès de différents fournisseurs, en particulier le Muséum ; il lui demande pour cela d'écrire à Thouin. « 1° graines du Muséum à demander à Mr (Jean ?) pour moi. Ces graines doivent être toutes de plantes utiles. Par exemple des graines de toutes les espèces d'arbres verts possibles, elles doivent être conservé
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