Alfred DUVAUCEL. 4 L.A.S. à sa mère Anne... - Lot 13 - Conan Belleville Hôtel d’Ainay

Lot 13
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Alfred DUVAUCEL. 4 L.A.S. à sa mère Anne... - Lot 13 - Conan Belleville Hôtel d’Ainay
Alfred DUVAUCEL. 4 L.A.S. à sa mère Anne Marie Sophie Loquet du Trazail (1768-1849), épouse de Georges Cuvier, au Jardin des Plantes. 13 pp. in-4. Île d'Aix, Vannes et Brest, 1814-1815. Adresses et marques postales. Déchirure dû au décachetage au second feuillet d'une lettre.
Il remercie sa mère de lui avoir envoyé une caisse de livres, qu'il a eu toutes les peines du monde à faire venir à cause des tempêtes incessantes. Il a pu faire la commission de Brongniart et attend la formation de son bataillon « avant de monter dans le bâtiment qui nous conduira à Cayenne. On nous assure ici que l'expédition est suspendue jusqu'à la fin du mois de mars. Les frégates qui devaient servir à notre transport ont été désarmées et envoyées à Anvers pour y chercher du bois de construction appartenant au gouvernement. On arme dans ce moment quatre gros vaisseaux destinés pour la Guadeloupe. Il vient d'apprendre qu'une expédition pour la Martinique, à laquelle il devait prendre part, a péri. « J'ai rendu grâce à mon bon génie ». Il rappelle sa promesse de s'occuper de sa croix, si possible avec l'appui de Cuvier. « Embrassez pour moi mon papa dites-lui que je lui destine une petite caisse renfermant des coquilles et des os fossiles de l'Isle d'Aix ». De Vannes, en juin 1815, il commente l'état insurrectionnel du Morbihan et l'invasion des Alliés : « Notre département est dans l'insurrection la plus complète. C'est en vain que nous avons employé la douceur pour ramener les Bretons dans le devoir []. Nous sommes entourés de brigands qui détestent tout ce qui porte la cocarde tricolore []. C'est avec le regret le plus sincère que je me vois forcé de prendre les armes contre des Français [] ». En septembre 1815, il fait le projet de visiter les colonies et souhaite profiter d'un voyage à la Martinique, vu la « triste position de notre pauvre pays, l'apparence d'un long séjour des ennemis en France, et par suite, le peu d'activité de nos ministres et du roi pour ce qui concerne les colonies ». « J'acquererai quelques connaissances utiles, je rendrais quelques services à monsieur Cuvier que je me trouverais bien heureux d'obliger [] ».
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