Rare et beau coffret de Toilette de mariage...

Lot 168
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Résultat : 18 500 EUR

Rare et beau coffret de Toilette de mariage...

Rare et beau coffret de Toilette de mariage Louis XIV, de forme oblongue à quatre ressauts, il développe une marqueterie en première partie, sur fond d'écaille brune, de laiton très finement découpée et animée par une vigoureuse reprise en gravure.
Il ouvre par un couvercle au dessus plat, au pourtour en doucine.
Le dessus est à fin décor, au centre un parterre d'entrelacs se terminant aux aplombs des ressauts en double C entrelacés et pointés de palmettes feuillagées.
Ces entrelacs sont enrichis de feuilles d'acanthe et de guirlandes fleuries.
Dans les longueurs, deux Renommées assises sur ces entrelacs autour de médaillons insérant des bustes en profil masculin et féminin.
Les parties latérales sont animées de termes féminins, ailés, à pagnes feuillagés, coiffés d'amples palmettes, ils tiennent à bout de bras, ornés de guirlandes, des volatiles prêts à l'envol.
La doucine est à frise de coeurs suspendus, les uns percés de flèches, les autres reliés par une guirlande fleurie entre des feuilles d'acanthe.
Les quatre angles sont garnis de bronzes feuillagés.
Le bandeau du coffret, cerné à la partie supérieure d'une moulure en laiton doré, déploie à nouveau une autre stylistique de décor, variant entre les réserves longitudinales et latérales.
Les premières, déploient des volutes feuillagées, autour d'un masque féminin, dessinant des terrasses sur lesquelles viennent se poser des oiseaux et sont ponctuées de médaillons à profils en buste d'homme et de femme suspendus à des rubans noués.
Les latérales déclinent ces volutes à partir d'un entablement central à tablier garni d'un vase fleuri et feuillagé, supporté par des profils de grotesques et encadré de deux volatiles prêts à l'envol.
Les côtés des ressauts sont à réserves rectangulaires, à jeux de bandes et filets autour de feuillages dessinant un coeur central, les arêtes sont garnies d'une coquille à chute de feuillages en bronze doré.
La base est agrémentée d'une ceinture en laiton, à réserves rectangulaires ajourées, gravée de fleurs épanouies, soulignée de tabliers en bronze à consoles affrontées et d'une tête de lion pour la façade et le dos.
Il repose par quatre petits pieds en bronze tourné en boule aplatie.
L'intérieur est en placage de bois de violette, la charnière découpée et la serrure sont en laiton doré.
Fin du XVIIème - début du XVIIIème siècle.
H. 13 cm L. 34 cm P. 26 cm
Accidents, manques, restaurations.
Serrure et clé postérieures. 
Notre coffret se trouve dans un état de conservation remarquable avec une grande fraicheur de gravure.
Il appartient à un corpus bien précis, dont on en recense aujourd'hui près d'une dizaine, déclinée dans diverses composition de marqueterie et de garnitures de bronze tel celui conservé au Victoria and Albert Museum, le coffret , portant le chiffre de Marie-Louise-Elisabeth D'Orléans, duchesse de Berry, vente Kohn à Paris le 11 décembre 2017, la paire de coffrets de l'ancienne collection Wildenstein, vente Christies, Londres en décembre 2005, un autre coffret vendu par Sotheby's à Londres le 29 novembre 2006, le dernier à être passé sur le marché est celui vendu par la maison de ventes Lyon&Turnbull à Edimbourg en juillet 2018, sans compter celui chez Fraysse & Associés OVV à Drouot le 8 juillet 2020.
Comme il a déjà été relaté, tous ces coffrets exécutés en marqueterie d'écaille de tortue et de laiton, et de surcroit sur des plans galbés, étaient forcément une oeuvre exécutée par un très grand de ces ateliers parisiens de la fin du XVIIe et du début du XVIIIe siècle.
Sur des dessins publiés par Jean Berain (1640-1711) et une technique développée en France par André-Charles Boulle (1642-1732), ce coffret a été réalisé dans un atelier parisien et de ce fait peut être attribué à l'ébéniste Alexandre-Jean Oppenordt (1639-1715). D'origine hollandaise, Alexandre-Jean Oppenordt est naturalisé français en 1769, devenu ébéniste du Roi, il s'installe dans les galeries du Louvre à partir de 1684.
Ces précieux coffrets s'adressaient à une clientèle de choix et en tout premier à la famille royale, les grands noms nobles de la Cour sans oublier l'aristocratie parisienne qui devait être fournie par l'intermédiaire des marchands-merciers.
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