Nicolas II ESTERHAZY (1765/1833), prince hongrois, grand col - Lot 425

Lot 425
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Estimation :
1000 - 1200 EUR
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Nicolas II ESTERHAZY (1765/1833), prince hongrois, grand col - Lot 425
Nicolas II ESTERHAZY (1765/1833), prince hongrois, grand collectionneur d'art et mécène de la musique en particulier de Joseph Haydn. Il entreprit la rénovation complète du domaine d'Eisenstadt et fit créer de somptueux jardins, dans la style anglais, avec de vastes serres contenant une grande collection de 60.000 variétés ; pour se faire il fit appel au botaniste Louis-Claude Noisette qui devint alors célèbre dans toute l'Europe. 2 lettres autographes signées au botaniste et jardinier Louis-Claude Noisette (1772-1849), 1 p. ½ in-8 et 2 pp. in-4 (avec belle bordure au pochoir). Eisenstadt et Vienne, 21 mai et 13 octobre 1811. Une lettre déchirée en coin avec perte de quelques mots. Passionnantes lettres sur l'aménagement des jardins d'Eisenstadt, témoignant de ses connaissances en botanique et de son implication dans ce vaste projet. « Mon cher Noisette, je croyois vous voir et ai tardé par là à répondre à votre lettre. Voyant qu'il n'en est rien pour le moment, j'ay disposé qu'on vous remette les fonds de vos prétentions. Vos arbres et plantes sont arrivés à bon port pour la plupart, mais les Ericas [éricales] et les plantes délicates sont succombés, le dernier petit envoi des mêmes n'a pas réussi, le tout étoit étouffé. Votre frère qui vous aura marqué ce qui manque attend de jour à autre votre annonce de ce transport pour serres chaudes, et la disposition pour les arbres de l'école et d'agrément qui doivent encore arriver. Le Laurus Sassafras : magnolia Tripetala, tous les Rhododendrons vous saluent et fleurissent. Je suis très content des oliviers, moins de Darras. Vos frères se portent bien. Pour ce qui est des Pinus Palustris c'est un prix trop fou ; il faut les laisser murir. Entr'autre je désirerois un Laurus Cynamunum, le mien par une négligence primitive de Daras est mort […] ». « Je vous répondrai à votre lettre mon cher Noisette que je suis bien aise de vous savoir bien portant ; pour le désagrément survenu à mon dernier envoi de plantes, c'est un malheur ; je crois comme vous que l'homme a été maladroit et pas propre à diriger une pareille besogne, de plus je suis convaincu que la saison étoit trop avancée, que la chaleur excessive et les pluies ont du faire du mal, surtout aux boutures trop jeunes, et aux espèces délicates […] nous tâcherons de recoudre les trouées [et de] remplacer les morts. Avril est le vrai [mois] de départ, parce que les individus fatigués ont le temps de se refaire et d'entrer sains en quartier d'hyvers. Au reste je suis bien éloigné de vous inculper et il faut aussi bien vous persuader que la bonne opinion que j'ay de vous est trop affermie pour me changer sur votre compte. Vos frères vous feront parvenir le catalogue des arbres tant fruitiers que forestiers qui ont manqué, nous les recruterons en son temps, jusque-là vous ferez bien de nous faire envois de branches pour greffer les arbres fruitiers sauvageons. Je vous suis redevable de l'offre de me fournir cinquante espèces de plantes de vos établissements en dédommagement de celles qui sont péris ; je ne puis accepter cette proposition, et vous endosser la perte, je me contenterai de les voir remis dans ma serre […]. Je regrette la perte du Laurus Cinamomum et de l'Ixora Coccinea, je désire surtout me les procurer mais un peu plus forts. Écrivez-moi ce que vous pourriez me faire parvenir en serre froide, et pour le printemps en serres chaudes et tempérées ».
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