Alexandre BOURJOT (1801-1886), naturaliste et médecin, auteu - Lot 25

Lot 25
Aller au lot
Estimation :
5000 - 6000 EUR
S'inscrire sur drouot.com
Alexandre BOURJOT (1801-1886), naturaliste et médecin, auteu - Lot 25
Alexandre BOURJOT (1801-1886), naturaliste et médecin, auteur de l'Histoire naturelle des perroquets, ouvrage somptueux qui fait suite aux deux volumes de Levaillant ; il s'installa un temps en Algérie et édita plusieurs publications d'histoire naturelle et de géologie sur ce pays : Note sur l'âge différentiel des roches qui constituent le massif d'Alger (1861), Découverte d'une grotte à la Pointe-Pescade près d'Alger (1868), Liste des poissons que l'on rencontre le plus souvent au marché d'Alger (1870), Histoire naturelle du massif d'Alger, etc. Il avait épousé la fille d'Etienne Geoffroy Saint-Hilaire et accola le nom de Saint-Hilaire au sien sur ses publications scientifiques. 122 lettres autographes signées au botaniste Gaetano Durando (1811-1892), à Alger. 212 pp. in-8 (majoritairement). Alger, Paris, Saint-Maur-des-Fossés, Millanah 1858-1885. Adresses au dos ou enveloppes timbrées. Exceptionnelle correspondance à « mon cher camarade de Botanique », principalement consacrée à la botanique algérienne, témoin de leur amitié et de leur complicité scientifique. Ils organisent des herborisations, se font l'écho de leurs découvertes, etc. Une lettre est illustrée d'un croquis de fleur. « Millianah le mardi 21. Mon cher Durando, je suis parti ce matin à six heures de Dira avec mon petit Breketmes, distance 26 km, route magnifique des montagnes […]. J'ai étudié notre zaccar comment il faut le prendre - par les cornes ou par la queue. Je prendre que le mieux est de le prendre à l'est s-est, là il est facile ou au moins moins difficile herbeux et forestier […]. Nous irons donc le dimanche 9 ou plutôt le samedi 8 au soir, en partant vers 3 heures nous installer chez le cantonnier Georges, bon homme à qui il vaut lieux laisser 5 f que chez Massias, espèce de bordel à douille. Nous coucherons là avec les Bidet, puis avec un conducteur arabe, nous commencerons à marcher à cheval, aussi loin que possible, puis nous monterons le plus haut que possible à cheval, et nous arriverons au sommet en 4 heures. Nous reviendrons coucher à Hammas et Dira, nous y reposerons le lundi et nous en partirons vers 1 heure pour venir coucher à la Bourkika […]. Si vous acceptez, faites-le moi savoir de suite […}. Je serai heureux de consacrer notre vieille amitié sous la présence du Dieu unique, sur le sommet d'une de nos grandes et belles montagnes […] ». « Je viens de collationner mon herbier et j'ai pointé les espèces collées - et nommées sur le catalogue de Mumby - avec les espèces de M. Choutelle et d'Antier que je n'ai pas encore pu coller, ni nommer, ça ne monte qu'à 800 à peu près, vous voyez que je ne suis pas encore bien riche, même après 18 mois de recherches. Maintenant veuillez vous occuper comme vous m'avez paru très désireux de le faire, de choisir les 400 espèces sahaliennes principalement, que vous voulez bien me céder pour types de mes propres recherches futures. Je vous prie de prendre dans les espèces que je n'ai pas : 1° dans les composées 2° les légumineuses […] ». Lors de ses retours en France, il continue à cultiver la botanique, raconte sa vie, l'éducation de son fils Médine qu'il initie à la botanique, et lui fait part de ses découvertes. « Je cultive la botanique grâce à un petit Beautier (Tableau analytique de la Flore parisienne & au synopsis de la flore des environs de Paris que j'ai retrouvés ici) et qui ne quittent pas mes poches. Je fais tourner ces recherches du nom des espèces à l'instruction de Medin et au profit de nos lapins. J'ai expérimenté que ces intéressants Rosicatores (de Blainville) broutent avec plaisir l'achillea millefolium, et l'artemisia campertus qui forment toutes les deux d'énormes touffes dans nos terrains sablonneux. J'en amasse gros paquets en revenant de conduire Medin. Je m'amuserai aussi à faire un herbier de la localité de la presqu'île de la Marne. La rivière elle-même est riche en plantes de marécages. Aussi je ramassai l'autre jour le Senecio paladosus belle et grande espèce […] ». Sont joints divers documents : faireparts (dont celui du décès de Bourjot), affichettes annonçant la vente de l'habitation d'Alexandre Bourjot à Saint-Euène (près d'Alger) et une notice névrologique sur Bourjot.
Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de vente
Retourner au catalogue