[FÉMINISME]. Eugénie NIBOYET (1796-1883),... - Lot 691 - Conan Belleville Hôtel d'Ainay

Lot 691
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Estimation :
1200 - 1500 EUR
[FÉMINISME]. Eugénie NIBOYET (1796-1883),... - Lot 691 - Conan Belleville Hôtel d'Ainay
[FÉMINISME]. Eugénie NIBOYET (1796-1883), femme de lettres, philanthrope et militante du droit des femmes, figure centrale du féminisme au XIXe. 6 lettres autographes signées à Frédéric-Gaëtan, marquis de La Rochefoucauld-Liancourt (1779-1863), président de la Société de la Morale Chrétienne, co-fondateur de la Société française pour l'abolition de l'esclavage. 15 pp. in-8 et in-12, l'une à en-tête de la Société de la Morale Chrétienne. Paris, 1842 et s.d. Quelques adresses au dos. Très belle correspondance au président de la Société de la Morale Chrétienne, dont elle est secrétaire. Elle évoque le recrutement de nouveaux membres, la convocation des " dissidents ", un article pour la Revue Philanthropique sur les prisons, dresse la liste des " membres de la commission appelée à juger mon ouvrage ", s'enthousiasme pour un journal international. " Il existe un journal qui a pour titre : l'International, ce n'est rien, absolument rien. Mais qu'elle serait grande et belle l'oeuvre qui unirait la littérature des nations pour faire tout converger vers un point unique, la paix universelle et permanente ! Une telle publication aurait non seulement l'appui des gouvernements, mais l'appui de tout ce qui veut le bien. Littérature, sciences, arts, industrie, morale, tout serait pris à partie car on aurait à faire le procès de beaucoup d'écrivains. On aurait à prouver que les progrès de la science, comme le plus grand développement de l'industrie repose sur l'union des peuples, sur l'harmonie des nations. Par la religion on prouverait l'utilité, la sainteté de la paix et on aurait fait un grand pas dans la voie du bien [] ". Une lettre est consacrée à ses difficultés conjugales et matérielles. " Il y a quelques années que M. de Salvandy m'accorda une pension de f. 800 que je n'ai jamais touchée et qu'on a enfin réduite à 500 l'année dernière. Ce chiffre, malgré mon économie, avec le milieu dans lequel je me trouve, ne suffit point, beaucoup s'en faut, à mes besoins, malgré mes nuits de travail. Mad. Émilie Mallet, qui m'a fait obtenir cette pension m'a promis d'agir pour qu'elle fut augmentée et je désirerais d'autant plus qu'un imprudent parent a tellement effrayé ma famille que je reçois à l'instant 4 lettres pour me presser de retourner à Lyon. Ce n'est nullement ma pensée, mais en refusant, je me ferme tout appui de ce côté, et ce que je ne vous eusse jamais dit, la nécessité me fait vous le confier. Je me suis richement mariée, Mr Niboyet ne sort qu'en voiture, moi je ne peux pas toujours me donner un omnibus. Il devait payer une partie de la pension de notre enfant, j'en supporte toute la charge ; il devait me payer le revenu de ma dot, je n'ai jamais touché un centime de lui, voilà la vérité [] ", etc.
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